Affaire des machines agricoles, dossier CEN-SAD, la question des micro-crédits aux plus pauvres, les privatisations des sociétés et offices d’Etat qui semblent être peu claire, affaire ICC-Service… Bref, les affaires, voilà le vocabulaire qui accable actuellement le régime du président Boni Yayi. Le Bénin donne l’impression d’être aujourd’hui un pays des affaires. Cette ambiance empreinte de mauvaise gouvernance et qui crédibilise peu se développe malheureusement dans une ambiance politique très tendue.
Le dossier de réalisation de la liste électorale permanente informatisée (LEPI) semble en souffrance. Le projet de révision de la constitution du 11décembre 1990 transmis à l’Assemblée nationale depuis plusieurs mois et programmé à l’ordre du jour de cette session ordinaire de l’Assemblée nationale ne peut connaître une issue heureuse. Car, la présente session doit prendre fin le mercredi 14 juillet 2010 et la configuration politique de l’Assemblée nationale actuellement n’offre pas de gage pour un vote en faveur de la révision de la constitution. Des menaces de destitution de la présidente de la Commission des lois de l’Assemblée nationale sont sérieusement envisagées au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. La destitution du président du parlement, longtemps agitée, n’est pas moins d’actualité.
Et dans cette atmosphère très cristallisée, le président de la République évoque la question de la refondation de la République qui apparaît aujourd’hui comme un concept nouveau. Seulement, au regard de tous les problèmes qui accablent le chef de l’Etat et son gouvernement, il est évident de conclure que la République se porte mal et par conséquent, il faut une refondation. La question majeure est de savoir de quelle manière va s’opérer cette refondation et avec quels acteurs.
Vincent LEZINME